Le 4 février 2026, l’ANSES a publié son rapport d’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage, fruit de trois années de travaux et de l’analyse de plus de 2 500 études scientifiques. Dès le lendemain, Kumulus Vape a réagi par voie de communiqué de presse face à une couverture médiatique qui, selon le Groupe, trahit les conclusions de l’Agence.
Une hiérarchie claire entre vapotage et tabac
La conclusion centrale du rapport tient en une phrase : les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac (p. 16). L’ANSES précise qu’aucune catégorie d’effet ne dépasse, en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabac fumé, et que l’absence de combustion reste l’avantage majeur du vapotage (p. 25).
L’Agence estime par ailleurs à 700 000 le nombre de personnes ayant arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique et recommande explicitement celle-ci comme solution alternative pour les fumeurs en difficulté, dans une logique de réduction des risques.
Des niveaux de preuve que les médias ont escamotés
L’ANSES classe ses conclusions selon quatre niveaux : Avéré, Probable, Possible et Insuffisant. Pour le tabac fumé, les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes sont tous classés « Avérés ». Pour le vapotage, aucun effet n’atteint ce niveau. Le rapport souligne en outre qu’aucune étude menée chez les utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs (p. 14).
Malgré ces éléments, plusieurs rédactions ont présenté des hypothèses classées « Possible », le niveau de preuve le plus faible de l’échelle scientifique de l’ANSES, comme des certitudes sanitaires.
La réaction de Kumulus Vape
Face à ces déformations, Kumulus Vape a publié un communiqué de presse détaillé rétablissant les faits et a annoncé la saisine de l’ARCOM concernant certains traitements audiovisuels.
Rémi Baert, Président-Directeur Général du Groupe, y déclare : « Nous n’avons jamais prétendu que le vapotage était sans risque, et l’ANSES ne le dit pas davantage. Mais transformer des hypothèses scientifiques en certitudes médicales, escamoter la comparaison favorable avec le tabac fumé, faire d’un niveau de preuve qualifié de « possible » une alerte sanitaire : ce n’est pas informer, c’est mentir par omission. »
→ Consulter le communiqué de presse intégral (PDF)
→ Consulter le rapport ANSES